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2014 oct. 19

Agnès


Agnes Obel

Chacune de ses mélodies est comme une berceuse envoutante qui m'emporte, qui trouve écho en moi. Un peu de mélancolie, beaucoup de légèreté... je passe en mode cocooning.
C'est encore un signe que je vais mieux, que je vais bien : je profite plus des choses, du temps. Je vis plus au tempo d'Agnès, j'apprends petit à petit à m'occuper de moi, à m'accepter, à apprivoiser mon image, à me reconnaître, à me redécouvrir.
Dans la musique d'Agnès, je retrouve un tempo lent et dynamique, sautillant, joyeux.

2014 oct. 16

Au parc

Retour sur quelques croquis réalisés lors de mon passage en mai au parc de la Tête d'Or à Lyon.

Dans les serres du Parc de la Tête d'Or

A 10/15 minutes à pied de la gare, c'est un véritable poumon vert en plein Lyon. Certain le compare à central park en plus petit.
Ses serres sont magnifiques en toutes saisons, j'ai toujours autant de plaisir à m'y perdre, et particulièrement dans le vert exubérant des serres tropicales.

Dans les serres du Parc de la Tête d'Or

On y trouve des petites merveilles comme ce bassin à carpe, les orchidées, les fougères... un très bel univers.

Les animeaux du Parc de la Tête d'Or

2014 oct. 13

Plaque longue

C'est un projet qui s'est construit par étape :

  • Mes aquarelles d'invitation au voyage
  • Un travail de carnet de voyage imaginaire au format accordéon et réalisé à partir de gravures vu au festival du carnet de voyage de Clermont-Ferrand
  • Notre travail de cadavre exquis réalisé l'an dernier à l'atelier.

Petit à petit, mon projet s'est mis en place : réaliser un travail tout en longueur, composé de plusieurs plaques de lino qui s'enchainent.

Plaque.jpg

Elle sera constituée de souvenir, de rêves,de clins d’œil...
Le travail préparatoire de la première partie étant déjà bien avancé, je commence maintenant le travail sur la première plaque

2014 oct. 11

Un peu plus loin sur la gauche

Je suis partie m'installer un peu plus loin dans la rue...

Prendre possession des lieux, petit à petit, tout doucement...
Découvrir d'abord, me familiariser ensuite, voir comment la lumière évolue dans les différentes pièces.
Et doucement, découvrir quels sont mes coins préférés et y installer un coin cosy, confortable.
Doucement faire mon nid.
Prendre mes marques, apporter ma touche.

@Home

Je ne m'y sens pas encore "chez moi", et je ne sais pas si ce sera le cas un jour. Mais je vais faire en sorte de m'y sentir bien.

J'ai l'impression d'avoir laissé derrière moi mes zones de turbulences, j'ai l'impression de reprendre pied petit à petit. Je ne suis pas naïve au point de croire que c'est cet appartement qui a changé les choses. Non. C'est plutôt l'inverse : cela fait quelques temps que je commence à me reconstruire, et en suivant ce chemin, j'ai pu débloquer certaines choses qui ont conduit à cet appartement.

Ce n'est pas une fin, mais une étape dans ma vie. Une étape qui me permet de me poser, de me reposer, de prendre le temps. Depuis que je suis installée dans cet appartement, je me sens plus calme, je peux partir sur de nouveaux projets plus sereinement.
L'espace, la lumière, tout cela joue sur mon moral, sur moi, et me permet d'avancer.
Je m’aperçois cependant de certains blocages qui me restent : il y a une pièce que je n'ai pas encore réussit à aménager : mon atelier. Ce n'est pas anodin. Ce n'est pas que j'ai un blocage au niveau de la création, car je continu la gravure, le dessin, la couture... mais toujours dans un cadre d'ateliers collectifs. Simplement, je ne me sens pas encore prête à recommencer à faire, à créer, à bidouiller... dans mon atelier.
Je me souvient de mes années universitaires où je pouvaient passer des heures dans une chambre noire à développer des photos, je m'étais même préparer une playlist "dark room". Quel bonheur d'en ressortir après avoir développer mes photos et de découvrir la première neige, un couché de soleil... ou lorsque j'ai déroulé sur le sol de mon petit studio de l'époque la longue feuille de papier à sumi-e pour y peindre ce qui allait devenir un kakemono pour le mariage d'amis, le travail m'avais paru énorme (plus de trois mètres de long), et au final, je n'avais pas vu le temps passer. Ou plus simplement lorsque je réalisais mes mobiles, le plaisir ressenti une fois l'objet terminé, et la joie de l'offrir.
Cela fait longtemps que je ne m'y suis pas remise, ou alors, lorsque j'ai fait une ou deux réalisation, je n'avais plus cette plénitude d'alors, souvent j'ai laissé trainer, vois même, le projet est resté inachevé.






Alors voilà, c'est un peu effrayant et grisant à la fois.

Dehors

Si vous passez me voir, je suis désormais, un peu plus loin sur la gauche...

2014 juil. 15

Epreuve d'étape

Epreuve d'étape

J'ai reproduis sur cette gravure un dessin extrait de Samouraï Bombou de Taiyo Matsumoto,
J'ai été bluffée par ce manga, tant par l'histoire que par les magnifiques dessins.
Il s'agit ici d'une eau forte doublée d'une aquatinte.
Le dessin est d'abord protégé par un sirop de sucre qu'on laisse sécher est qui va définir les grandes zones. On recouvre ensuite la plaque avec du vernis, et une fois sec, la plaque est plongée dans de l'eau froide. Cela fait gonfler le sucre qui fait exploser le vernis, découvrant ainsi les zones protégées.
J'ai ensuite réalisé une aquatinte : on dépose des micro grains de résine sur la plaque et on les fait fondre. La plaque est donc protégée par le vernis, et , dans les zones où il n'y a pas de vernis, par une multitude de petits grains. Lorsque la plaque est plongée dans l'acide, celui-ci n'attaquera que dans les espaces libres entre les grains.
Commence alors un travail de timing : définir les zones les plus claires, qui devront être exposées le moins longtemps à l'acide, des zones les plus foncées qu'on laissera plus longtemps dans l'acide.
Pour cela, on sort la plaque de l'acide, on la sèche et on recouvre de vernis les zones que l'on souhaite garder claires et on remet la plaque dans l'acide. Il est ainsi possible d'obtenir plusieurs nuances par des bains successifs et du masquage.
Il faut ensuite travailler au brunissoir (outil qui permet de polir la plaque) pour éclaircir certain gris, estomper...
J'en suis là, et même si dans l'état elle me plait bien, il me reste encore à ajouter certains traits de détails. Ce sera à la rentrée.

Travail d'équipe

A l'atelier de gravure, c'est E. qui a proposé l'idée : pourquoi ne pas réaliser une plaque à plusieurs ? Pourquoi ne pas faire un cadavre exquis ?
C'est lui qui a apporté le support et fait le premier motif, en prenant bien soin de laisser une accroche pour le suivant.
M. à pris la suite, puis moi, CT et enfin CK.
Le résultat, le voici :

Cadavre Exquis à 10 mains

Défi relevé avec, je trouve, une belle cohérence.

2014 juil. 6

Thés du matin

J'ai passé une année à recevoir tous les mois des thés différents (oui, j'ai cédé à la tentation et me suis fait plaisir en m'abonnant à deux box de thé). Beaucoup de ces thés étaient aromatisés, j'ai fais de belles découvertes, mais, petit à petit, j'ai également eu envie / besoin de retrouver de la simplicité, de moins m'éparpiller.
Grâce à ces box, à des tea-swap, à des amis, j'ai pu goûter de très bons thés natures, et essaie d'affiner mes goûts.

J'apprécie toujours autant les thés aromatisés, et ce sont toujours eux qui m'accompagnent le journée au boulot, mais cette année, finalement, j'en ai eu trop : si j'arrive un peu à dessiner les contours de ceux que j'apprécie, j'ai encore pas mal de ménage à faire.

Du coup, dès que je pouvais découvrir un thé nature, j'ai pris plus de temps.

Je parlerai ici d'un choix qui s'est rapidement mis en place : celui de mon thé du matin.
Il ne s'agit pas d'un vrai choix définitif, mais d'un constat : c'est le matin où je m'éparpille le moins en terme de thé (et c'est pas peu de le dire!). Je n'expérimente pas le matin, mais je vais terminer le thé que j'aurai choisi pour ce moment avant de passer à un autre. J'avais commencé par prendre le thé du matin n°24 de KusmiTea qui est un mélange de thés noirs de Chine, de Ceylan et d'Inde. C'est ce mélange qui m'a convertie au thé noir au petit déjeuner.
Ensuite, mon choix s'est porté sur des thés noir ramenés de voyage par des amis : Bornéo, Sri-Lanka... Ce dernier est mon thé du matin actuel.
De temps à autres, je déguste des thés plus précieux : aiguilles d'argent, bourgeons d'or... n'en ayant que de petites quantités, je les dégustes avec parcimonie, les matins où je peux prendre mon temps et réellement profiter de ces thés.
De mon court itinéraire de thé, il y a une catégorie qui m'a particulièrement séduite et qui, je trouve, convient très bien pour le matin : les Darjeeling first flush (récoltes de printemps). Je les trouve très frais, vivifiants, avec une bonne odeur d'herbe coupée qui sèche dans la pelouse. Et contrairement aux mélanges, leur saveur ne sera jamais la même d'une année à l'autre : elle dépend en effet du lieu de récolte, du temps qu'il a fait en période hivernale... chaque année, les tea tester vont faire leur marché dans les différentes plantations, et ne ramèneront pas forcément les mêmes que l'année précédente. Je ne suis pas encore asses expérimentée pour pouvoir définir plus précisément quelle saveur je recherche dans ces thés qui peuvent être très différents entre eux. Il faudrait pour cela pouvoir en gouter plusieurs pour les comparer...
En parlant de printemps... les first flush sont en boutique, j'ai bien envie d'aller faire un tour pour en sélectionner un...

2014 juin 2

Liberté, vide et vent

Débrancher le cerveau et ne pas regarder en bas.
Fixer un point à l'horizon, respirer.
Écouter la voix du moniteur derrière moi qui m'explique ce qui va se passer et comment.
Puis, sentir qu'il décroche la ligne de vie.
Je m'approche du bord et écarte les bras, pieds serrés.
Mon regard ne quitte pas la ligne d'horizon.
Et puis, c'est le décompte :
3
2
1
Je me laisse tomber en avant.

Mon saut
Et là, pendant quoi, 1/4 de seconde ? mon cerveau hurle, tire la sonnette d'alarme : la panique me gagne, mais trop tard.
Tout aussi vite, le calme revient : j'ai confiance.
Un instant déconnectée de tout, je me trouve pour une fraction de temps dans un nouveau référentiel, une bulle, une liberté.
Un court instant d'éternité.

Pas le temps de vraiment goûter à ces sensations, je suis déjà en bas.
L’élastique se tend, absorbe le choc, et je rebondi en douceur, je remonte avant que la gravité se rappelle à moi, en douceur, sans a-coup.
Déjà, le câble me descend, et je suis récupérée à plus de 50m plus bas.

Ce fut une expérience exceptionnelle ; et une envie : recommencer...

2014 mai 14

Pu Er Bing Dao 2011

Quelle joie lorsque S. a sorti de son sac la galette de Pu Er que je lui ai commandé... une joie enfantine devant un objet précieux et une gourmandise à venir.
J'ai sorti la galette de son sachet en plastique (sûrement utilisé pour préserver l'emballage en papier durant le transport), et je l'ai observé presque religieusement.
Elle est restée ainsi plusieurs jours, posée sur une étagère, au sec et à l'abri des odeurs de cuisine, à côté de mes théières, comme un objet d'exposition, de collection. Je ne souhaitai pas hâter sa dégustation par peur de passer à côté.

PuEr
Je me suis fait ce petit plaisir de m'offrir un bingcha de Pu Er cru que je pourrai conserver et dont je pourrai suivre l'évolution. En effet, je suis loin d'être experte en thé, mais les échanges et la curiosité aidant, j'ai souhaité me lancer dans cette toute petite aventure, surtout lorsque j'ai appris que S. partait faire un séjour en Chine et que je pouvais lui commander du thé, qui peut-être si cher en France. De plus, le Pu Er est un thé particulier, qui s'affine avec le temps : ce n'est pas un thé normalisé, standardisé, son goût va évoluer tout au long de sa maturation.
N'ayant aucune expérience, j'ai laissé S. choisir le Pu Er qu'il me ramènerai, et son choix s'est porté sur un Pu Er cru Bing Dao de 2011.

PuEr cru
Instant magique que celui l'ouverture délicate de la feuille de soie qui recouvre la galette : celle-ci apparait en pleine lumière et libère ses arômes : notes fraiches et estivales qui rappellent des souvenirs de meules de fourrage, de vaches dans les pâturages.
Les feuilles compressées en galette forment des arabesques dans un superbe camaïeu de verts : la plupart sont d'un magnifique vert foncé, certaines virant vers le bronze, d'autres vers l'argenté.

Quelques feuilles de thé
Pas besoin de manipulation particulière pour prélever les feuilles pour cette première dégustation : la galette, ayant un peu souffert du transport, s'est légèrement effritée.

Avant infusion
Dans l'eau, les feuilles se déploient, se réhydratent et les saveurs s'infusent.
J'ai été surprise par la fraicheur et la légèreté de la liqueur, elle m'a fait penser à un petit ruisseau de montagne, frais et vif, bondissant sur les rochers.

J'ai refermé ma précieuse galette dans son enveloppe de papier de soie, l'ai reposée délicatement sur son étagère à côté des théières et j'ai songé au prochain voyage qu'elle me proposera.
J'ai eu l'impression de refermer un livre passionant tout en sachant que l'histoire n'est pas finie, et qu'un prochain volume sortira bientôt pour m'entrainer sur de nouveaux chemins.

C'est cela qui me plait particulièrement dans le thé...

Liqueur d'or

2014 mar. 21

Du rouge et du gris

Reprendre les aiguilles et tricoter pour une amie.
Reprendre les aiguilles et tricoter pour moi.
Reprendre les aiguilles et tricoter pour le plaisir.

Red

Du rouge bien vif pour une paire de mitaines commandée par Emanuelle.
J'ai pris beaucoup de plaisir à tricoter ces mitaines car :

  • il s'agit d'un patron que j'ai créé (Autumn Leaves sur Ravlery), et c'est toujours agréable quand les autres aime notre travail,
  • Emanuelle est une amie que j'apprécie énormément, c'est un plaisir de répondre à ses demandes,
  • c'est la troisième fois que je les tricote : la première fois c'était pour moi et la seconde pour une cousine.
  • Et cette laine (Malabrigo yarn sock) est très agréable à tricoter.

Emanuelle's mitts

Tricoter aussi pour moi.

Grey

Le Guernsey Wrap de Jared Flood est parfait : modèle simple à réaliser pour obtenir une étole chic, qui tient bien au chaud, très cocooning.
J'ai voulu du gris foncé pour son côté sobre, et, encore une fois, de la laine "non homogène", avec ds imperfections. Après en avoir vue de très belles mais très chères, c'est celle de Brooklyn Tweed qui a eu ma préférence, coloris cast iron.

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